La poursuite des études postsecondaires dépend de la région de résidence.

Lise Millette

Info RC, 31/8/25

« Environ 34 % des jeunes en habitant en Abitibi-Témiscamingue qui viennent de familles défavorisées vont avoir accédé au collégial, alors que les jeunes qui viennent de familles défavorisées, mais qui habitent à Montréal où Laval, ça va être 60 %, c’est vraiment une grosse différence. Quand on regarde les jeunes plus favorisés en Abitibi par rapport à Montréal, Québec, il n’y a presque pas de différence », explique le professeur. [Xavier St-Denis  professeur agrégé à l’Institut national de la recherche scientifique.] »

Ce constat ne m’étonne pas. Il s’agit d’un phénomène de cumul de plusieurs facteurs de défavorisation. Ils révèlent comment s’entrecroisent les différents rapports sociaux de différenciation et d’inégalités : ville/campagne, riches/pauvres, hommes/femmes, etc. Originaire de cette région, j’apprécie avoir pu échapper à ces facteurs sociaux contraignants.

https://www.dropbox.com/scl/fi/h9ptiar02unssnvvhr596/Abitibi.txt?rlkey=hxvj8mf81mwl39g7nhrgug5x5&st=duh8gwvl&dl=0

À propos de l'auteur

Je suis politologue et professeure retraitée de l’Université Laval. Au cours de ma carrière, je me suis surtout intéressée aux nouveaux phénomènes sociaux propres à certaines décennies. Tributaire d’une première carrière d’enseignante au préscolaire, je me suis tout particulièrement inspirée de la sociologie de l’éducation appliquée à la science politique. En tant que professeure d’université en administration et politiques scolaires, j’ai participé à l’élaboration de cours portant sur l’éducation à la sexualité; j’ai consacré une première sabbatique à l’étude de la prévention des abus sexuels en milieu familial et scolaire; mais j’ai surtout réalisé un important programme de recherche sur les écarts de réussite scolaire entre les garçons et les filles (10 ans). En tant que féministe, j’ai porté à la réflexion collective le phénomène de la sexualisation précoce des filles ainsi que l’émergence d’un courant masculiniiste réactionnaire alors que j’étais titulaire d’une Chaire de recherche sur la condition des femmes. Cette période intense et stimulante de recherche, de formation et de collaboration avec la collectivité, a précédé mon départ à la retraite,
Depuis, j’ai renoué avec ma passion pour les chats, la photographie et la peinture. Je continue de m’intéresser à l’actualité et aux nouveaux enjeux éthiques, politiques et humanitaires qui ne cessent de nous interpeller.

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